Dans une étude récente, NEOMA Business School analyse l’expérience de près de 200 personnes lors de leur retour au travail après un diagnostic ou un traitement du cancer.
Si en France 40 % des personnes diagnostiquées avec un cancer restent actives professionnellement après leur diagnostic – une approche soutenue par la Haute Autorité de Santé – l’étude souligne que les mécanismes juridiques existants demeurent trop rigides.
Marion Kahn-Guerra commente pour International Employment Lawyer les conclusions de l’étude.
Points clés de son interview:
— Une équation complexe entre levée du tabou et respect de la confidentialité : l’un des principaux obstacles à la mise en œuvre efficace des mesures de soutien et d’aménagement du travail reste la stigmatisation qui entoure encore la maladie en milieu professionnel, conjuguée à la nécessité de respecter le secret médical.
— Le droit français prévoit plusieurs dispositifs de soutien efficaces trop peu utilisés : les réunions de liaison avec le service de santé au travail et de prévention, ou encore les visites de pré-reprise, peuvent être des outils précieux.
— Des disparités indéniables selon la taille de l’entreprise : la situation des salariés varie selon qu’ils travaillent dans une grande entreprise, disposant des moyens nécessaires pour mettre en place des actions de prévention et de soutien, ou dans une PME, pour laquelle ces démarches sont plus complexes à instaurer.
Lire l’article dans son intégralité : French cancer survivors face tough battle returning to work, study finds