Après le braquage spectaculaire survenu au Louvre le 19 octobre dernier, Marion Kahn-Guerra revient pour International Employment Lawyer, sur les implications d’une infraction violente sur le lieu de travail.
Le code du travail impose en effet clairement aux employeurs l’obligation de protéger la santé physique et mentale de leurs salariés contre les incidents traumatisants.
Ainsi, un salarié qui développerait un trouble psychologique à la suite de cette attaque pourrait voir celui-ci reconnu comme accident du travail ou maladie professionnelle.
Points clés de son éclairage :
— Mettre en place une ligne d’assistance psychologique disponible 24h/24 et 7j/7, accessible par l’ensemble des employés de la société, et pas seulement par les témoins directs de l’intrusion.
— Offrir aux employés témoins de l’attaque la possibilité de participer, dans les plus brefs délais, à une séance individuelle et/ou collective avec un psychologue.
— Actualiser le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) à la lumière des constats tirés de l’infraction et des conclusions de l’audit de sécurité qui s’ensuivra.
— Convoquer de manière proactive une réunion extraordinaire du Comité Social et Économique (CSE), afin d’informer ses membres de la situation, de gérer la communication et de limiter, autant que possible, la propagation de rumeurs ou de fausses informations.
Découvrez son analyse complète dans l’article de Jenna Lomax : After the Louvre heist, questions arise over museum’s duty of care.